12. Jésus-Christ, le Divin Objet de Notre Foi

Mise en ligne Mai 18, 2012 par Etoile du Matin dans Le Fondement de Notre Foi

 

Jésus-Christ, le Divin Objet de Notre Foi

 

   La plupart des peintures illustrant le Souper du Seigneur représentent une longue table avec Jésus au centre ayant de chaque côté six disciples. Bien que cette représentation ne soit pas exacte, les artistes ont compris que le Christ était le centre d’intérêt. Jésus était le centre de l’expérience des disciples, et doit être le centre de notre expérience. C’est Jésus-Christ, le divin Fils de Dieu qui est l’objet de notre foi. Une des premières fois où nous voyons les disciples adorer le Christ se trouve dans Matthieu 14 qui nous montre Jésus marchant sur l’eau.

   Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule. Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, il était là seul. La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu. (Matthieu 14 : 22-33)

   Ici nous voyons les disciples adorer Jésus en tant que « Fils de Dieu ». Bien que leur compréhension sur ce sujet n’était pas encore très claire, ils commencèrent à réaliser cette grande vérité et à adorer Jésus. Alors que la grande confession de Pierre était encore à venir, ils commencèrent à comprendre qui Jésus était réellement, et il devint le divin objet de leur foi.

 

Jésus Christ adoré en tant que Fils de Dieu

   Jésus dit à Nicodème qu’il était le Fils de Dieu. En effet, nous vivons aujourd’hui parce que Dieu a envoyé son Fils mourir pour nous. Jésus a dit : « Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique [engendré KJV] de Dieu. » (Jean 3 : 18) Ceux qui croient ne sont pas condamnés mais ceux qui n’adorent pas le Fils de Dieu sont jugés indignes, par défaut, parce qu’ils ne croient pas au Fils.

   Jean Baptiste a déclaré : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3 : 36) Ici Jean présente Jésus-Christ, le Fils de Dieu, comme le divin objet de notre foi. Dans le livre Jésus-Christ nous lisons :

   Lorsqu’on voit Dieu sur le point d’agir d’une manière particulière en faveur des siens, on ne doit pas se laisser entraîner dans des controverses ne pouvant avoir d’autre effet que la ruine des âmes. Les questions qui nous touchent de plus près sont celles-ci : Est-ce que je crois d’une foi salutaire au Fils de Dieu ? Ma vie est-elle en harmonie avec la loi divine ? « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie. » « A cela nous reconnaissons que nous l’avons connu ; si nous gardons ses commandements. » (Jésus-Christ, p. 388)

   Le récit de la guérison de l’homme né aveugle, au neuvième chapitre de Jean, révèle l’adoration de Jésus en tant que Fils de Dieu. Après que l’homme ait été guéri et plus tard excommunié, le récit dit :

   Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé ; et, l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui. (Jean 9 : 35-38)

   L’histoire de Philippe rencontrant l’eunuque Éthiopien, telle qu’elle est rapportée au chapitre 8 des Actes, est bien connue. Cependant, il y a quelques aspects importants de cette histoire qui sont souvent ignorés. D’abord, il faut se rappeler que la rencontre de ces deux personnages venait de la Providence divine. Le verset 26 dit que « l’ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza. » Après leur rencontre, les versets 39 et 40 relatent que « l’Esprit du Seigneur enleva Philippe » qui « se trouva » plus tard « dans Azot ». Il est clair que Dieu avait tout arrangé pour cette rencontre spéciale entre Philippe et ce haut dignitaire de la cour de Candace, Reine des Éthiopiens.

   Le centre de leur discussion était la prophétie d’Esaïe 53. Après avoir passé un temps indéfini à parler de la mort du Christ et d’autres doctrines chrétiennes telles que le baptême, l’eunuque dit : « Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » (Actes 8 : 36) Relevons aussi la confession que Philippe, sous l’inspiration de l’Esprit, demanda de l’eunuque. Mais voyons tout d’abord ce que Philippe ne demanda pas. Il ne lui demanda pas d’adhérer aux vingt-huit croyances fondamentales. Il ne lui demanda pas s’il croyait que Jésus était le Dieu suprême ou la seconde personne de la Trinité ! Philippe lui dit qu’il pouvait être baptisé s’il croyait de tout son cœur. Qu’est-ce que l’eunuque avait compris ? Voici sa réponse : « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. » (Actes 8 : 37) Cette proclamation fût la confession suffisante pour le baptême. Le récit nous dit que l’eunuque, « joyeux, … poursuivait sa route » (Actes 8 : 39)

   Le premier message que l’Apôtre Paul prêcha après sa conversion était la vérité que Jésus était le Fils de Dieu. « Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. » (Actes 9 : 20) Le thème continuel de prédication de Paul était que Dieu envoya son Fils pour mourir pour les péchés de l’homme. (Voir 1 Corinthiens 2 : 2 ; Galates 1 : 4 ; Romains 5 : 6-11 ; etc…)

            Dans sa première épître, l’Apôtre Jean présente Jésus-Christ comme le divin objet de notre foi dans le caractère du Fils de Dieu :

   « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime propitiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. (1 Jean 4 : 9-15)

   Continuant ce thème, Jean déclare que son récit de la vie de Jésus a été écrit afin que nous puissions croire « que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » (Jean 20 : 31)

 

La nature supérieure de Jésus en tant que Fils de Dieu

   Examinons la nature exaltée de notre Seigneur comme annoncée par le Père. Matthieu 3 : 17 dit : « Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » A la montagne de la Transfiguration, le Père fit à nouveau connaître la nature très élevée de notre Seigneur. « Comme il parlait encore une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le. » (Matthieu 17 : 5) En commentant ce verset, l’écrivain du dix-neuvième siècle Henry Grew a dit :

   Quand les cieux sont ouverts, et que la nature et le caractère du Sauveur sont annoncés par la Majesté du ciel à un monde qui périt, qu’entendons-nous ? Celui-ci est la seconde personne de l’adorable Trinité ? Celui-ci est le Dieu suprême ? Non ; mais « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le. » Et que demande l’Ambassadeur de paix qui a été béni ? « Crois-tu au Fils de Dieu ? » (Jean 9 : 35) Cette grande vérité était en effet la ligne de démarcation entre les disciples et le monde. Les premiers croyaient et étaient sauvés ; les derniers reniaient et périssaient. De même que Jésus n’a jamais revendiqué une nature supérieure à celle-ci, il n’a jamais demandé à ses disciples de croire qu’il possédait une nature plus élevée. (An Examination of The Divine Testimony on the Nature and Character of the Son of God, p. 30 ; italiques dans l’original)

   Ce fut la confession de Pierre que Jésus était le Fils de Dieu qui reçut la bénédiction de son Seigneur.

   Jésus étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit :

   Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. (Matthieu 16 : 13-17)

   Pouvons-nous être mécontents d’une confession que le Seigneur a approuvée ? Sommes-nous autorisés à ajouter au témoignage divin ? De quel droit contredisons-nous la Parole de Dieu ? Réécrirons-nous le témoignage ? Satan a remanié le témoignage dans les esprits de beaucoup de croyants afin qu’ils lisent : « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu ne demeure pas en lui, et il n’est pas en Dieu, à moins qu’il ne confesse que Jésus n’est pas le Fils de Dieu. »

 

Le fondement de la foi du croyant

   Les Écritures enseignent que Jésus-Christ est le fondement de la foi du croyant. Écrivant à l’église d’Éphèse, Paul dit :

   Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. (Éphésiens 2 : 19, 20)

   Les apôtres et les prophètes ne sont pas le fondement du croyant. Le fondement des apôtres et des prophètes est le même que le nôtre : Jésus-Christ, la Pierre Angulaire. Dans Éphésiens et dans Romains, Paul applique la prophétie d’Esaïe 28 : 16 à Jésus, tout comme Pierre dans 1 Pierre 2 : 6.

   C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir. (Esaïe 28 : 16)

   Deux déclarations trouvées dans le livre Jésus-Christ montrent qu’Ellen White a fortement approuvé ces déclarations de l’Écriture.  Concernant la confession de Pierre telle qu’elle est rapportée dans Matthieu 16 : 16, nous lisons : « Pierre avait exprimé la vérité servant de fondement à la foi de l’Église » (Jésus-Christ, p. 409) Nous trouvons aussi une déclaration parallèle à la page 407 : « La vérité confessée par Pierre constitue le fondement de la foi du croyant. »

   Jésus a dit que la vie éternelle était non seulement de connaître Dieu, mais également Celui qu’Il a envoyé. « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17 : 3) Commentant ce verset en relation avec le fondement de notre foi, sœur White a écrit :

   Maintenant, comme jamais auparavant, nous avons besoin de comprendre la vraie science de l’éducation. Si nous ne comprenons pas cela, nous n’aurons jamais une place dans le royaume de Dieu. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Si tel est le prix du ciel, notre éducation ne doit-elle pas être dirigée par cette déclaration ? Christ doit être tout pour nous. « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule. On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » Quel fondement pour la foi de ceux qui vivront dans tous les âges ! (The Christian Educator, 1er août 1897)

   Se tenant à l’ombre de la croix, le Sauveur présenta ici les principes qui sont à la base de toute véritable expérience chrétienne. Levant les yeux au ciel, il dit : « Père, l’heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (The Review and Herald, 19 juillet 1906).

   La connaissance de cette merveilleuse vérité, en elle-même, ne doit pas être un sujet de nous glorifier. Nous ne pouvons pas obtenir cette connaissance sans Dieu. « Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, parvenir à la connaissance parfaite du Tout-Puissant ? Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? » (Job 11 : 7, 8) Il nous est dit que les pensées de Dieu sont beaucoup plus élevées que nos pensées. (Voir Esaïe 55 : 9) Seul Dieu peut révéler la vérité que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Jésus dit à Pierre : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 16 : 17)

   Notre première tâche est de nous convertir. Nous devons naître de nouveau individuellement. Nous devons être à même de représenter, dans notre caractère, la nouvelle vie en Christ. La connaissance de Dieu et de Jésus-Christ qu’Il a envoyé est de première importance, car le Christ déclare que c’est la vie éternelle pour le croyant.  Ceux qui ont des responsabilités dans nos sanatoriums devraient s’assurer que leur lampe est allumée et en bon état. Les hommes et les femmes engagés dans l’œuvre de Dieu doivent faire attention aux paroles du Christ : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » En construisant un sanatorium, c’est la première œuvre à accomplir. Le fondement doit être posé en Jésus-Christ. (Manuscript Releases, vol. 17, p. 358)

   Ce n’est que lorsque Jésus-Christ est exalté en tant que Fils de Dieu qu’il peut réellement être élevé comme le Sauveur des hommes. Paul écrit : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3 : 11)