La rébellion de Koré

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La Rébellion de Koré

Adrian Ebens

Numéro spécial - PDF

  

Je voudrais particulièrement remercier Ruben, Daniel et Brian pour leurs conseils et leur aide dans la préparation de ce petit livre. Merci à Collin pour la traduction.

  

Sommaire

Descendre vivant dans le séjour des morts

Facteurs conduisant à la rébellion

Accusations contre Moïse

Moïse est peiné par les accusations

Une croix pour Moïse

Koré, Dathan et Abiram périssent

Opposition exterminateur/Créateur

Déroulement des jugements divins

Étendre la main

Dieu cache sa face

La question du si

Le problème des principes contraires

Un feu sortit d’auprès de l’Éternel

Chercher à sauver le peuple d’Israël

Attribuer à Satan l’œuvre de Moïse

Entre les mains de l’ennemi

 

Descendre vivant dans le séjour des morts

  Pour les descendants de Koré, le Psaume 88 revêt une signification toute particulière, en tous les cas, bien plus que pour la plupart d’entre nous.

Psaumes 88:3–9 : Que ma prière parvienne en ta présence ! Prête l’oreille à mes supplications ! (4) Car mon âme est rassasiée de maux, Et ma vie s’approche du séjour des morts. (5) Je suis mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse, Je suis comme un homme qui n’a plus de force. (6) Je suis étendu parmi les morts, semblable à ceux qui sont tués et couchés dans le sépulcre, À ceux dont tu n’as plus le souvenir, et qui sont séparés de ta main. (7) Tu m’as jeté dans une fosse profonde, Dans les ténèbres, dans les abîmes. (8) Ta fureur s’appesantit sur moi, et tu m’accables de tous tes flots. Pause. (9) Tu as éloigné de moi mes amis, tu m’as rendu pour eux un objet d’horreur ; je suis enfermé et je ne puis sortir.

  L’histoire de Koré et de ses complices est un rappel saisissant du prix de la rébellion. Vivre avec un héritage comparable à celui de Caïn ou de Balaam a dû être difficile pour les enfants de Koré.

Jude 1:11 : Malheur à eux ! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l’égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré [Koré].

  Le psaume 88 est l’un des psaumes écrits par les fils de Koré, et nous pouvons à peine imaginer la douleur qui transpire dans ces paroles : Je suis mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse. Même si cet auteur n’a jamais participé à la rébellion de son ancêtre, on a dû souvent lui dire que sa famille symbolise la colère de Dieu contre les rebelles. Ces paroles s’appliquent également parfaitement à Christ qui a pris sur lui notre héritage et a été mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse.

Examinons ensemble l’histoire de Koré pour comprendre ce qu’elle veut nous enseigner sur les jugements de Dieu.

Nombres 16:1-11 : Koré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, se révolta avec Dathan et Abiram, fils d'Éliab, et On, fils de Péleth, tous trois fils de Ruben. (2) Ils se soulevèrent contre Moïse, avec deux cent cinquante hommes des enfants d’Israël, des principaux de l’assemblée, de ceux que l’on convoquait à l’assemblée, et qui étaient des gens de renom. (3) Ils s’assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent : C’en est assez ! car toute l’assemblée, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ? (4) Quand Moïse eut entendu cela, il tomba sur son visage. (5) Il parla à Koré et à toute sa troupe, en disant : Demain, l’Éternel fera connaître qui est à lui et qui est saint, et il le fera approcher de lui ; il fera approcher de lui celui qu’il choisira. (6) Faites ceci. Prenez des brasiers, Koré et toute sa troupe. (7) Demain, mettez-y du feu, et posez-y du parfum devant l’Éternel ; celui que l’Éternel choisira, c’est celui-là qui sera saint. C’en est assez, enfants de Lévi ! (8) Moïse dit à Koré : Écoutez donc, enfants de Lévi : (9) Est-ce trop peu pour vous que le Dieu d’Israël vous ait choisis dans l’assemblée d’Israël, en vous faisant approcher de lui, afin que vous soyez employés au service du tabernacle de l’Éternel, et que vous vous présentiez devant l’assemblée pour la servir ? (10) Il vous a fait approcher de lui, toi, et tous tes frères, les enfants de Lévi, et vous voulez encore le sacerdoce ! (11) C’est à cause de cela que toi et toute ta troupe, vous vous assemblez contre l’Éternel ! car qui est Aaron, pour que vous murmuriez contre lui ?

 

Facteurs conduisant à la rébellion

Koré et ses adhérents avaient été favorisés par des manifestations spéciales de la puissance et de la grandeur divines. Ils faisaient partie de ceux qui étaient montés avec lui [Moïse] sur la montagne et avaient contemplé la gloire de Dieu.{PP 374}

Mais Koré, l’instigateur de la révolte se tenait dans sa tente, effrontément debout, avec ses sympathisants comme pour défier la colère divine, prétendant que Dieu n’avait jamais œuvré par l’intermédiaire de son serviteur Moïse. Une rébellion d’autant plus impudente qu’ils avaient été récemment honorés par Dieu lorsqu’ils étaient presque entrés en sa présence aux côtés de Moïse et qu’ils avaient contemplé sa gloire sans pareille. Ces hommes avaient vu Moïse descendre de la montagne après avoir reçu les tables de la Loi pour la seconde fois, son visage resplendissait tellement de la gloire divine que personne ne pouvait l’approcher. {3T 354}

Koré n’était pas satisfait de son poste. Il travaillait au service du tabernacle, pourtantil voulait obtenir une position plus importante et être nommé prêtre. Dieu avait établi Moïse comme gouverneur général et le sacerdoce était confié à Aaron et à ses fils. Koré était décidé à forcer Moïse pour qu’il change l’ordre établi, de manière à pouvoir être élevé au rang de sacrificateur. Pour avoir plus de chance de réussir, il impliqua Dathan et Abiram, les descendants de Ruben, dans sa rébellion. {3T 344}

Sur un théâtre restreint, la révolte de Koré rappelait celle de Lucifer, ses conséquences et l’esprit qui l’avait inspirée. C’étaient l’orgueil et l’ambition qui l’avaient poussé à se plaindre du gouvernement de Dieu et à vouloir renverser l’ordre établi dans le ciel. {PP 381}

Quel était le problème qui conduisit à la rébellion de Koré ?

Ces hommes regimbèrent contre la terrible sentence qui les condamnait à mourir dans le désert. Ils étaient prêts à s’emparer de tout prétexte pour conclure que ce n’était pas Dieu, mais Moïse qui les conduisaitet avait fixé leur sort. {PP 374}

Koré et ses adeptes déclarèrent que leurs murmures n’avaient été pour rien dans les jugements de Dieu.La congrégation, ajoutèrent-ils, n’était pas dans son tort, puisqu’elle ne réclamait que son droit. En revanche, Moïse avait montré un esprit autoritaire en censurant un peuple favorisé de la présence divine. {PP 375}

Koré passa en revue l’histoire de leurs pérégrinations à travers le désert et de leurs privations, rappela que leurs murmures et leur désobéissance avaient été suivis de la mort d’un grand nombre d’entre eux, d’où l’on pouvait conclure que si Moïse avait agi autrement leurs déboires auraient été évités.Il était donc responsable de leurs malheurs, et, s’ils n’entraient pas au pays de Canaan, c’était la faute de la mauvaise administration de Moïse et d’Aaron. {PP 376}

 

Accusations contre Moïse

À quelle puissance Koré attribuait-il les miracles réalisés par Moïse ?

Koré et ses affiliés rejetèrent la lumière jusqu’au point où les manifestations les plus aveuglantes de la part de Dieune purent plus les convaincre et ils les attribuèrent alors à l’influence humaine ou à la puissance satanique.{PP 383}

Koré et ses adhérents avaient été favorisés par des manifestations spéciales de la puissance et de la grandeur divines. Ils faisaient partie de ceux qui étaient montés avec lui sur la montagne et avaient contemplé la gloire de Dieu.Mais, depuis lors, un changement s’était produit en eux. Une légère tentation caressée s’était fortifiée, et ils avaient fini par tomber à tel point sous l’ascendant de Satanqu’ils ne craignaient pas de s’engager dans cette coupable mutinerie. Ils commencèrent par se communiquer tout bas leur mécontentement, puis, en affectant de vouer un profond intérêt à la prospérité du peuple, ils portèrent leurs doléances aux oreilles des principaux d’Israël. Leurs insinuations furent reçues avec tant d’empressement qu’ils finirent par se croire animés d’un saint zèle pour la gloire de Dieu. {PP 374}

  La jalousie et le refus d’accepter la sentence déclarant qu’ils mourraient dans le désert à cause de leur péché, ont poussé Koré et ses compagnons à rejeter la faute sur la mauvaise gestion de Moïse et à l’accuser de faire appel à la puissance humaine et même satanique. Comme nous l’avons souligné, Koré attribuait les manifestations de la gloire divine sur la montagne à l’homme ou à Satan et non pas à Dieu. Ces mensonges révèlent qu’ils étaient totalement sous le contrôle du Malin. Comme Koré cherchait à être nommé prêtre, il a cherché à attaquer et à remettre en question la légitimité d’Aaron au poste de souverain sacrificateur et il a eu beaucoup de succès. Le peuple a été très heureux d’apprendre que ce n’était pas de leur faute s’il y avait des querelles, mais plutôt celle de Moïse et d’Aaron.

  Rien ne plut davantage au peuple que la louange et la flatterie lorsqu’il était dans l’erreur et méritait en réalité des reproches. Koré gagna d’abord l’attention du peuple puis son soutien en présentant Moïse comme un dirigeant abusif. Il prétendait qu’il était trop dur, trop exigeant, trop tyrannique et qu’il blâmait le peuple comme des pécheurs alors que c’était un peuple saint, sanctifié pour l’Éternel et que Dieu demeurait au milieu d’eux. Koré énuméra tous les incidents et expériences par lesquels ils étaient passés dans le désert, lorsqu’ils s’étaient trouvés dans des situations difficiles et que beaucoup étaient morts suite à leurs murmures et à leur désobéissance. Avec leurs sens pervertis, ils pensèrent voir très clairement que ces ennuis leur auraient été épargnés si Moïse avait procédé autrement. Il était trop inflexible, trop exigeant. Ils en conclurent qu’il était la cause de tous les problèmes qu’ils avaient traversés dans le désert. Koré, le chef de la révolte, prétendit connaître les véritables raisons de leurs épreuves et afflictions.

Ces gens querelleurs semblaient unis et en harmonie dans ce mouvement de mécontentement comme ils ne l’avaient jamais été par le passé. La réussite de Koré à rassembler à ses côtés la majorité de la congrégation d’Israël renforça son sentiment d’être sage et d’avoir raison dans son interprétation : Moïse était bien un usurpateur qui menaçait la prospérité et le salut d’Israël. Il prétendait avoir eu une révélation divine sur le sujet et affirmait que Dieu l’avait chargé de réformer le gouvernement d’Israël juste avant qu’il ne soit trop tard.Il déclara que ce n’était pas la faute des Israélites, qu’ils étaient justes, que c’était une erreur de croire que leurs murmures avaient attiré sur eux la colère divine. Le peuple réclamait simplement ses droits et voulait être indépendant. {3T 345, 346}

Les accusations continuèrent lorsque Moïse demanda à Dathan et Abiram de venir le rencontrer.

Nombres 16:12-14 : Moïse envoya appeler Dathan et Abiram, fils d'Éliab. Mais ils dirent : Nous ne monterons pas. (13) N’est-ce pas assez que tu nous aies fait sortir d’un pays où coulent le lait et le miel pour nous faire mourir au désert, sans que tu continues à dominer sur nous ? (14) Et ce n’est pas dans un pays où coulent le lait et le miel que tu nous as menés, ce ne sont pas des champs et des vignes que tu nous as donnés en possession. Penses-tu crever les yeux de ces gens ? Nous ne monterons pas.

Koré, Dathan et Abiram doivent expliquer au peuple les raisons de la grande sollicitude de Moïse pour la congrégation d’Israël. Leurs esprits égoïstes, avilis au point de devenir les instruments de Satan, prétendirent avoir trouvé l’objet du soi-disant intérêt de Moïse. Il avait prévu de les faire errer dans le désert jusqu’à ce que la majorité d’entre eux périsse et qu’il puisse s’emparer de leurs biens. {3T 346}

   Ces hommes étaient les instruments de Satan et ils accusaient Moïse, un homme si altruiste et si patient, de motifs complètement égoïstes. Cela le blessa terriblement, lui qui avait tout sacrifié pour la cause de Dieu.

Nombres 16:15 : Moïse fut très irrité, et il dit à l’Éternel : N’aie point égard à leur offrande. Je ne leur ai pas même pris un âne, et je n’ai fait de mal à aucun d’eux.

 

Moïse est peiné par les accusations

  Le texte dit que Moïse fut irrité, mais le mot hébreu peut aussi se traduire par « peiné ». Remarquez la réaction de Samuel par rapport à Saül où le même mot hébreu est employé.

1 Samuel 15:11 : Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a point exécuté mes paroles. Et Samuel fut fort attristé, et il cria à l’Éternel toute la nuit. (DB)

  Remarquez qu’Ellen White dit que Moïse fut profondément attristé et non pas irrité, ce qui confirme l’interprétation de ce mot comme peinéplutôt qu’irritédans ce verset.

Moïse fut profondément attristé par ces accusations injustes. Il prit Dieu à témoin entre lui et le peuple, pour savoir s’il avait agi arbitrairement et il l’implora d’être juge. La majorité du peuple était mécontente et influencée par les médisances de Koré. {3T 348}

  Moïse connut là les souffrances du Christ. Les actions de Koré, Dathan et Abiram étaient un plan cruel inspiré par Satan et forgé d’après son expérience avec le Fils de Dieu lorsqu’il était encore au ciel.

Nombres 16:16-19 : Moïse dit à Koré : Toi et toute ta troupe, trouvez-vous demain devant l'Éternel, toi et eux, avec Aaron. (17) Prenez chacun votre brasier, mettez-y du parfum, et présentez devant l’Éternel chacun votre brasier : il y aura deux cent cinquante brasiers ; toi et Aaron, vous prendrez aussi chacun votre brasier. (18) Ils prirent chacun leur brasier, y mirent du feu et y posèrent du parfum, et ils se tinrent à l’entrée de la tente d’assignation, avec Moïse et Aaron. (19) Et Koré convoqua toute l’assemblée contre Moïse et Aaron, à l’entrée de la tente d’assignation. Alors la gloire de l’Éternel apparut à toute l’assemblée.

Ils accusaient Moïse de les asservir tout en se disant inspirés d’en haut, et ils lui déclaraient qu’ils n’entendaient plus se laisser mener çà et là comme des aveugles, tantôt vers Canaan et tantôt vers le désert, au gré de son ambition. Et voilà comment celui qui avait été pour eux comme un père, comme un berger patient, devenait à leurs yeux le pire des tyrans et des usurpateurs !Exclus de Canaan par leur propre faute, ils en rejetaient le blâme sur Moïse ! {PP 378}

  Pauvre Moïse, après tout ce qu’il avait fait pour les enfants d’Israël, l’Écriture nous dit que toute l’assemblée était rassemblée pour l’accuser.

 

Une croix pour Moïse

Penchons-nous attentivement sur ce qui va arriver ensuite  :

Nombres 16:20-21 : Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, et dit : (21) Séparez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un seul instant.

Dieu fait une déclaration très similaire après le péché du veau d’or.

Exode 32:10 : Maintenant laisse-moi ; ma colère va s’enflammer contre eux, et je les consumerai ; mais je ferai de toi une grande nation.

Quel est l’objectif de Dieu par cette action ?

Il proposa à Moïse de les consumer et de faire de lui une grande nation. L’Éternel mit Moïse à l’épreuve. Il savait que la tâche de conduire un peuple rebelle jusqu’à la Terre promise serait laborieuse et éprouvante. Il voulait tester la persévérance, la fidélité et l’amour de Moïse pour un peuple ingrat et prompt à se tromper.{1 SP 245}

Moïse a été testé avec la promesse d’un grand honneur. L’Éternel voulait le mettre à la tête d’une grande nation. S’il avait possédé un esprit étroit et égoïste, il aurait rapidement saisi une telle proposition. Mais il n’écouta pas cette promesse d’élévation. {RH, 11 févr. 1909}

  À ce moment-là, Moïse a été testé selon le principe de la croix. Il a choisi de laisser sa chair être crucifiée avec Christ. Au cours de la crucifixion, nous remarquons ce point important :

Dieu permet que son Fils soit livré pour nos offenses. Il se place comme un juge face à Celui qui porte les péchés, se dépouillant des qualités attachantes de Père. {FLB 104}

  En examinant les choses de près, on constate qu’on retrouve la croix à chaque fois que Dieu prononce un jugement. Cette citation de Nombres 16:21 montre un juge très sévère. Mais lisez attentivement la citation suivante :

Le mystère de la Croix explique tous les autres. À la lumière du Calvaire, les attributs de Dieu qui nous avaient remplis de crainte nous apparaîtront dans leur beauté. En Dieu, la miséricorde, la tendresse et l’amour paternel s’unissent à la sainteté, à la justice et à la puissance.{TS 707}

  Israël avait profondément blessé Moïse et, à ce moment-là, l’Esprit de Christ en Moïse répondait au test. La loi est intervenue pour que le péché abonde par la déclaration dans laquelle Dieu voulait consumer la congrégation, cependant, sur ce point, Moïse a choisi de faire mourir son moi en Christ et la grâce a surabondé pour lui et pour Aaron de la manière suivante :

Nombres 16:22 : Ils tombèrent sur leur visage, et dirent : Ô Dieu, Dieu des esprits de toute chair ! un seul homme a péché, et tu t’irriterais contre toute l’assemblée ?

  Combien l’Esprit de Christ est précieux dans le cœur humain ! Nous voyons Christ intercédant devant le Père par Moïse et Aaron. C’est exactement ce que le Père désirait, car il ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous parviennent à la repentance. Un passage un peu plus loin dans l’histoire nous donne cette certitude que même si Israël méritait d’être consumé, notre Père ne le désirait pas.

Une intervention venue d’en haut avait arrêté l’insurrection. À cette heure encore, le peuple, répondant aux appels de la miséricorde, pouvait être sauvé. Dans sa grande compassion, le Fils de Dieu, l’Ange qui marchait devant eux, frappait patiemment à la porte de leurs cœurs et s’efforçait de les préserver de la destruction. {PP 379}

  C’est la sentence de Dieu quand il voulait consumer la congrégation qui a provoqué chez Moïse et Aaron l’esprit d’intercession pour sauver le peuple. Le Père s’est exprimé par le langage de l’Ancienne Alliance pour provoquer chez Moïse et Aaron une intercession selon la Nouvelle Alliance qui accorderait plus de temps à Israël pour se repentir.

Nombres 16:23-26 : L'Éternel parla à Moïse, et dit : (24) Parle à l'assemblée, et dis : Retirez-vous de toutes parts loin de la demeure de Koré, de Dathan et d'Abiram. (25) Moïse se leva, et alla vers Dathan et Abiram ; et les anciens d’Israël le suivirent. (26) Il parla à l’assemblée, et dit : Éloignez-vous des tentes de ces méchants hommes, et ne touchez à rien de ce qui leur appartient, de peur que vous ne périssiez en même temps qu’ils seront punis pour tous leurs péchés.

Koré et ses partisans, euxaussi, auraient pu éviter leur châtiment, si, manifestant un sincère regret, ils avaient demandé pardon, alors que Moïse avertissait le peuple de fuir une mort imminente. Par leur obstination, ils se firent justice à eux-mêmes.Chacun avait plus ou moins sympathisé avec les coupables. L’assemblée entière, qui avait participé à leur péché, venait de recevoir des preuves accablantes de son erreur et de l’innocence de Moïse. Dieu faisait une distinction entre les auteurs de la révolte et leurs victimes {PP 379, 380}

 

Koré, Dathan et Abiram périssent

  Koré, Dathan et Abiram sont devenus des agents de Satan et ce dernier les contrôlait totalement. Ils ont refusé de se repentir. L’Esprit de Christ a tenté de les amener à la repentance, mais ils ont refusé d’écouter. Nous devons continuer à étudier cette histoire avec une grande attention pour ne rien rater.[EF10] [C.P.R11] 

Nombres 16:27-33 : Ils se retirèrent de toutes parts loin de la demeure de Koré, de Dathan et d'Abiram. Dathan et Abiram sortirent, et se tinrent à l’entrée de leurs tentes, avec leurs femmes, leurs fils et leurs petits-enfants. (28) Moïse dit : À ceci vous connaîtrez que l’Éternel m’a envoyé pour faire toutes ces choses, et que je n’agis pas de moi-même. (29) Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s’ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n’est pas l’Éternel qui m’a envoyé ; (30) mais si l’Éternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu’ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l’Éternel.(31) Comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit. (32) La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens.(33) Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l’assemblée.

  Si nous écoutons simplement la Parole sans la mettre en pratique, nous allons lire ce passage en contemplant notre visage naturel et nous tromper nous-mêmes.

Jacques 1:22-23 : Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. (23) Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel…

  À la première lecture, il semble que l’Éternel ait ouvert la terre et les a détruits. Si nous sommes prêts à comparer les versets les uns aux autres, voici un test. Jésus, qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement, nous a déclaré :

Luc 9:56 : Car le Fils de l’homme n’est point venu faire périr les hommes, mais les sauver. (OST)

Nous pouvons lire ce principe qui se rapporte à l’histoire de Balaam :

Lorsqu’Israël transgressa les commandements divins, il se sépara de Dieu et fut ainsi abandonné à la puissance du destructeur. {La grande controverse, p. 377}

 

Opposition exterminateur/Créateur

Qui a détruit Koré, Dathan et Abiram ?

Le cas de Koré, Dathan, et Abiram est pour nous un avertissement, afin de ne pas suivre leur exemple.« Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur. Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » {3 T 353}

  On nous dit que ces hommes ont été détruits par l’exterminateur. Qui est cet exterminateur ? Le mot exterminateurde 1 Cor 10:10, cité par Ellen White, signifie destructeur, et plus précisément, un serpent venimeux. Nous pouvons aussi constater que :

Apocalypse 9:11 : À leur tête, elles ont un roi, l’ange de l’abîme. Il s’appelle en hébreu « Abaddon », et en grec « Apollyon », ce qui signifie « le Destructeur ». (BFC)

Satan est le destructeur, mais Christ est celui qui restaure. {RH, 26 nov. 1895}

C’est ainsi que le grand ennemi prête ses attributs sataniques et sa cruauté au Créateur et Bienfaiteur de l’humanité, qui est amour ! Jusqu’à l’apparition du péché, tout ce que Dieu a créé était pur, saint et beau. Mais Satan, après avoir entraîné l’homme dans le péché, cherche à le détruire ; après s’être assuré de ses victimes, il exulte de les voir malheureuses. Si cela lui était permis, si Dieu ne s’interposait, il prendrait la famille humaine tout entière dans ses filets, et nul enfant d’Adam n’échapperait. {TS 582.3}

[Satan], notre grand adversaire a l’œil fixé sur le transgresseur de la loi de Dieu ; tout pécheur qui ne voit pas le danger qu’il court et ne s’occupe pas sérieusement de trouver un abri est poursuivi par lui et sera sûrement frappé mortellement [par le destructeur]. {PP 500.3}

 

Déroulement des jugements divins

Comment est-il possible que Satan ait détruit ces hommes alors que c’est clairement un jugement de Dieu ?

Il m’a été montré que les jugements de Dieu ne tomberaient pas sur les hommes directement envoyés par le Seigneur, mais de la manière suivante :Ils se placent en dehors de sa protection. Il avertit, corrige, réprouve et montre l’unique chemin du salut. Puis, si ceux qui ont été l’objet de son attention particulière suivent leur propre voie, indépendamment de l’Esprit de Dieu, après des avertissements répétés, s’ils persistent dans leur propre chemin, alors il n’envoie plus ses anges pour empêcher Satan de mener ses attaques contre eux. Satan est à l’œuvre [EF14] [C.P.R15] sur mer et sur terre, apportant la calamitéet la détresse, balayant des multitudes pour s’assurer de sa proie. Il y aura de violentes tempêtes tant en mer que sur terre, car Satan est descendu, animé d’une grande colère. Il est à l’œuvre, il sait qu’il a peu de temps et, s’il n’était pas freiné, nous verrions des manifestations de sa puissance destructrice telles que nous ne pourrions même pas imaginer. {14MR 3 (voir aussi EDJ 183.6)}

Dieu continue à juger les nations. Pas un moineau ne tombe à terre sans qu’il le sache. Ceux qui maltraitent leurs semblables en disant : « comment Dieu pourrait-il savoir ? » devront un jour répondre à une vengeance longtemps différée.Aujourd’hui, il est habituel de mépriser Dieu. L’humanité a atteint un tel point d’insolence et de désobéissance que l’on peut voir que sa[EF16] [C.P.R17] coupe d’iniquité est presque comble. Nombreux sont ceux qui ont dépassé depuis longtemps les bornes de la miséricorde. Dieu montrera bientôt qu’il est un Dieu vivant. Il dira à ses anges : « Ne combattez plus Satan dans ses efforts de destruction.Laissez-le exercer sa malice sur les enfants de la désobéissance, car leur coupe d’iniquité est comble. Ils se sont avancés toujours davantage dans le mal. Je ne vais plus m’interposer pour empêcher le destructeur d’arriver à ses fins. » {RH, 17 sept. 1901}

 

Étendre la main

  Comment Dieu envoie-t-il ses jugements ? Comment Dieu exerce-t-il sa vengeance ? Il demande à ses anges de ne plus protéger ceux qui refusent de se repentir et de respecter ses commandements. Voici quelques preuves à prendre en considération :

Ces hommes d’Israël se plaignirent, et influencèrent le peuple pour se rebeller avec eux ; et même lorsque Dieu étendit sa main et consuma les auteurs de l’injustice, et que le peuple fuyait horrifié de ses tentes, leur rébellion ne fut pas guérie. {Lettre 12a, 1893. Commentaire biblique, vol. 1 p. 57}

Remarquez le même langage utilisé dans ce verset :

Exode 3:20 : J’étendrai ma main,et je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges que je ferai au milieu d’elle. Après quoi, il vous laissera aller.

Comment Dieu a-t-il étendu la main en Égypte ?

Psaumes 78:48-49 : Il abandonna leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux au feu du ciel. (49) Il lança contre eux son ardente colère, La fureur, la rage et la détresse, une troupe de messagers de malheur.

  Pour une explication détaillée sur les plaies d’Égypte, consultez le livretCalvary in Egypt[Le calvaire en Égypte]. Remarquez que Dieu étend aussi sa main dans le livre de Job.

Job 1:11-12 : Mais étends ta main[H7971 tendre], touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face. (12) L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui.Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel .

Job 1:16 : Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.

 

Dieu cache sa face

  Nous voyons que c’est Satan qui a été autorisé à faire ce mal avec la formulation : étendre la mainouporter la main. Nous avons vu que les jugements de Dieu ne viennent pas directement de lui,mais qu’il donne finalement aux méchants la possibilité de servir pleinement le maître qu’ils se sont choisis. Rempli de tristesse, notre Père détourne son visage.

Deutéronome 31:17-18 : En ce jour-là, ma colère s'enflammera contre lui. Je les abandonnerai, et je leur cacherai ma face. Il sera dévoré, il sera la proie d’une multitude de maux et d’afflictions, et alors il dira : N’est-ce point parce que mon Dieu n’est pas au milieu de moi que ces maux m’ont atteint ? (18) Et moi, je cacherai ma face en ce jour-là, à cause de tout le mal qu’il aura fait, en se tournant vers d’autres dieux.

Nous voyons ce même principe à la destruction de Jérusalem.

En mettant le comble à leur endurcissement, les Juifs avaient forgé leurs propres chaînes. La destruction de leur nation et tous les maux qui suivirent leur dispersion ne furent que le fruit de leurs œuvres. Le prophète l’avait dit : « Ce qui cause ta ruine, Israël, c’est que tu as été contre moi », « car tu es tombé par ton iniquité ». (Osée 13:8, 14:1) Maints auteurs citent les souffrances du peuple juif comme l’accomplissement d’un décret divin. Par cette erreur, le grand séducteur s’efforce de masquer son œuvre.C’est à cause de leur mépris obstiné de la miséricorde et de l’amour divins que les Juifs s’étaient aliéné la protection du ciel et que Satan avait pu les dominer. Les cruautés inouïes dont ils se rendirent coupables durant le siège de Jérusalem démontrent la façon dont Satan traite ceux qui se soumettent à lui. {TS 36.1}

  

La question du si

Ces versets sont quand même un peu difficiles à comprendre :

Nombres 16:28-30 : Moïse dit : À ceci vous connaîtrez que l'Éternel m'a envoyé pour faire toutes ces choses, et que je n'agis pas de moi-même. (29) Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s’ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n’est pas l’Éternel qui m’a envoyé ; (30) mais si l’Éternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu’ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l’Éternel.

  À première vue, ce texte semble indiquer très clairement que la destruction découlait bien d’une décision directe de Dieu. La réponse se trouve dans ce petit mot si.

Nombres 16 : 29,30 :Sices gens meurent comme tous les hommes meurent, s’ilssubissent le sort commun à tous les hommes, ce n’est pas l’Éternel qui m’a envoyé ; (30) mais sil’Éternel fait une chose inouïe…

  Avec tout ce qui s’était passé en Égypte, à la mer Rouge et au mont Sinaï, le peuple avait eu de nombreuses preuves que c’était bien l’Éternel qui conduisait Moïse. Il était clair à plus d’un titre que Moïse avait été envoyé par Dieu. Un miracle réalisé dans ce contexte, et de la manière dont Moïse a présenté les choses, est un miracle qui répond au doute. Quand le titre du Fils de Dieu a été remis en question par Satan, Jésus a refusé d’accomplir un miracle en réponse à la tentation : « si tu es… » :

Matthieu 4:3–4 : Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. (4) Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

  Quand la phrase « si… » est utilisée pour défendre l’identité d’une personne ou son ministère en demandant un miracle pour le prouver, alors nous savons que c’est une tentation de Satan. Élie a connu les mêmes tentations que Moïse et Jésus dans son ministère. Il a été envoyé pour avertir le roi de ses mauvaises actions. Ce dernier voulait le capturer, ce qui montre bien qu’il ne croyait pas Élie.

2 Rois 1:10 : Élie répondit au chef de cinquante : Sije suis un homme de Dieu, que le feu descende du ciel et te consume, toi et tes cinquante hommes ! Et le feu descendit du ciel et le consuma, lui et ses cinquante hommes.

  Au mont Carmel la preuve a été donnée clairement qu’Élie était un homme de Dieu. Avec autant d’ennemis, il arrivait à Élie de douter de sa mission.

1 Rois 19:9-10 : Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots : Que fais-tu ici, Élie ? (10) Il répondit : J’ai déployé mon zèle pour l’Éternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie.

  Satan a tenté Élie pour qu’il doute de sa mission et nous pouvons le déceler grâce au mot si.Ce petit mot trahit les tentations de Satan. Le miracle qu’il a demandé était teinté des doutes qu’Élie avait quant à son identité de prophète de Dieu. Pourquoi avait-il des doutes ? Il savait bien qu’il n’avait pas atteint l’objectif quand il avait fui devant Jézabel. Il était tenté de rechercher un miracle pour prouver son identité. Mais nous savons qu’il n’était pas animé d’un bon esprit, car Jésus nous dit :

Luc 9:54-56 : Et Jacques et Jean, ses disciples, voyant cela, lui dirent : Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et qu'il les consume, comme fit Élie ? (55) Mais Jésus, se retournant, les censura et dit : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés ; (56) Car le Fils de l’homme n’est point venu faire périr les hommes, mais les sauver. Et ils s’en allèrent dans un autre bourg.(OST)

  Moïse avait été très affecté par les fausses accusations de Koré, Dathan et Abiram. Il vit que presque tout le peuple se retournait contre lui. Après tout ce qu’il avait fait, tous l’abandonnèrent, et prirent la fuite (Marc 14:50). Alors que Moïse souffrait dans sa chair, Satan l’a appelé à descendre de cette croix. Il a été tenté de réaliser un miracle pour prouver l’authenticité de son titre. Christ n’a jamais répondu aux provocations qui commençaient par si. Il n’a jamais fait de miracle dans le but de prouver son identité. Il avait confiance dans ce que son Père lui avait dit.

  Le plus grand des prophètes a aussi connu ce même test quand il était en prison. Nous trouvons encore ce petit mot sidans les paroles des disciples de Jean-Baptiste.

Matthieu 11:2-3 : Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples : (3) Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

  L’obscurité et l’inaction pesaient lourdement sur le prisonnier habitué à une vie active. Les semaines succédant aux semaines, sans changement, le découragement et le doute s’insinuèrent en lui. Ses disciples ne l’abandonnèrent pas. Ayant accès à la prison, ils lui apportaient des nouvelles au sujet des œuvres de Jésus et de l’affluence des auditeurs ; mais ils se demandaient pourquoi ce nouveau maître ne délivrait pas Jean s’ilétait vraiment le Messie. Comment pouvait-il permettre que son fidèle héraut fût privé de la liberté et peut-être de la vie ?

Ces questions produisirent leur effet. Elles suggérèrent à Jean des doutes qui sans cela ne se seraient jamais présentés à son esprit. C’était un sujet de joie pour Satan d’entendre les paroles de ces disciples et de constater à quel point elles meurtrissaient l’âme du messager du Seigneur. Souvent, ceux qui se considèrent les meilleurs amis d’un homme et s’empressent de lui témoigner leur fidélité se trouvent être en définitive ses ennemis les plus dangereux. Souvent, au lieu d’affermir sa foi, leurs paroles ont pour effet de le déprimer et de lui ôter tout courage. {JC 199.2, 3}

  Il n’y eut pas de miracle pour Jean comme ce fut le cas pour Moïse et Élie. Il est mort, confiant que Christ était bien le Messie. Lorsque ses disciples revinrent de leur rencontre avec Jésus, Jean reçut les nouvelles dont il avait besoin. 

Les disciples apportèrent leur message et cela suffit. Cette prophétie messianique revint à la mémoire de Jean : « L’Éternel m’a oint pour porter la bonne nouvelle aux humbles. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour annoncer aux captifs la liberté et aux prisonniers l’ouverture de leurs prisons ; pour proclamer, de la part de l’Éternel, une année de grâce » (Ésa. 61:1, 2). Les œuvres du Christ attestaient sa messianité et indiquaient en même temps la manière dont son royaume serait établi. Jean comprit la même vérité qui avait été révélée à Élie au désert, quand « il s’éleva un vent fort et violent qui fendait les montagnes et brisait les rochers devant l’Éternel ; mais l’Éternel n’était pas dans ce vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre ; mais l’Éternel n’était pas dans ce tremblement de terre. Après le tremblement de terre, un feu ; mais l’Éternel n’était pas dans ce feu » (1 Rois 19:11, 12). Après le feu, Dieu parla au prophète dans « le frémissement d’un subtil murmure ». C’est ainsi que Jésus allait accomplir son œuvre ; non dans le fracas des armes ou le renversement des trônes et des royaumes, mais en s’adressant aux cœurs humains par une vie de miséricorde et de sacrifice. {JC 202.3}

  Après que l’Éternel a envoyé le feu du ciel pour montrer qu’Élie adorait bien le vrai Dieu, celui-ci se détourna du Seigneur et massacra, de sa propre initiative, les prophètes de Baal par l’épée. Au lieu d’attendre que Dieu lui donne des ordres clairs, il prit sur lui une responsabilité qui ne lui était pas demandée.

Il n’entendit aucune parole spéciale du Seigneur pour lui demander de faire ce qu’il avait entrepris et cela n’aurait servi à rien. Détourné par ses doutes et incertain du chemin à suivre, il prit la fuite pour sauver sa vie. Mais Dieu ne l’avait pas oublié, il travaillait pour son serviteur et lui demanda : « Que fais-tu ici, Élie ? »

Étudier attentivement cette histoire dans un esprit de prière sera très utile au peuple de Dieu face aux difficultés. L’homme doit veiller à ne pas se charger de responsabilités que Dieu ne lui demande pas. Il ne doit pas s’interposer ainsi entre le Seigneur et ses enfants éprouvés,autrement, le plan de Dieu pourrait ne pas se réaliser dans la vie de ces personnes. {1888 p.489}

  Lorsque Moïse a invité le peuple à s’éloigner des tentes de Koré, Dathan et Abiram, n’aurait-il pas pris une responsabilité qui ne lui incombait pas lorsqu’il a utilisé ces phrases qui commencent par si ? Nous voyons comment Élie a géré ces questions qui commencent par si et a fait descendre le feu du ciel sur les hommes qui étaient venus pour l’arrêter. Jésus nous précise que ce n’était pas l’Esprit de Dieu qui était dans ce feu. Nous savons aussi que Dieu n’est pas dans le feu, il l’a dit à Élie quand il était au mont Sinaï.

  Alors que Dieu retirait la protection de ses anges autour de Koré, Dathan et Abiram, Satan se mit à tenter Moïse avec ces si,par rapport à la destruction qu’il avait lui-même prévue pour ces méchants hommes. Souvenez-vous qu’ils étaient totalement sous le contrôle de Satan. Ce dernier les poussait fortement à résister aux appels à la repentance de l’Esprit de Jésus. Jésus est celui qui restaure tandis que Satan est le destructeur. Grâce au doute qu’il avait placé chez Moïse, il a pu dissimuler son œuvre de destruction et la faire passer pour un jugement direct de Dieu. C’est une séduction très subtile qui, s’il était possible, trompera même les élus.

 

Le problème des principes contraires

  Si nous choisissons de croire que c’est le Fils de Dieu lui-même qui a fait s’ouvrir la terre pour détruire ces hommes, alors nous devons accepter que ses appels à la repentance étaient motivés par une menace de mort. Ce sont deux principes contraires. Vous ne pouvez pas chercher le salut de quelqu’un et une minute après le détruire. Si l’appel à la repentance est motivé par une menace de mort, alors c’est par la force que l’on fait plier la conscience.

Pour dissiper ces ombres lugubres, pour ramener le monde à Dieu, il fallait briser le pouvoir trompeur de Satan. L’emploi de la force ne pouvait produire ce résultat, car cet emploi s’oppose aux principes du gouvernement divin. Dieu n’accepte qu’un service d’amour ; or l’amour ne se commande pas ; il ne s’obtient pas par l’usage de la force ou de l’autorité. L’amour seul éveille l’amour. Connaître Dieu, c’est l’aimer ; son caractère se manifeste en opposition avec celui de Satan. JC 11.3.

  Le caractère de Dieu ne peut être en opposition avec celui de Satan s’ils utilisent les mêmes méthodes. La citation suivante montre que le fait que le Fils de l’homme soit venu, non pour détruire mais pour sauver, est en fait un principe universel.

Ô quelle immense bienveillance divine ! Il aurait été bien plus simple de détruire le monde plutôt que de le réformer. Mais Christ déclare : « Car le Fils de l’homme n’est point venu faire périr les hommes, mais les sauver ». Le Fils de Dieu avait compris à quel point la situation était désespérée, et il est venu lui-même dans notre monde pour que l’homme puisse obtenir la vie éternelle grâce à lui. RH, 11 déc. 1888

  Quand nous comprenons que l’Agneau a été immolé dès la fondation du monde et que le principe de la Croix existe depuis 6 000 ans, alors, nous voyons que la mission de Christ sur la terre est la révélation d’une mission globale qui dure depuis toujours pour le monde entier. Il est vital de comprendre ce principe pour saisir que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Gardons à l’esprit ce principe universel :

Satan est le destructeur, mais Christ est celui qui restaure. RH, 26 nov. 1895

  Ce sont des principes contraires, le jour et la nuit, ils ne peuvent se combiner. Quand Satan a désiré devenir semblable au Très-Haut, il a voulu fusionner son identité avec celle du Père pour que ses attributs puissent revêtir ce dernier et qu’il puisse se dissimuler dans l’éclat du Père.

Dès le commencement, le plan de Satan a été de pousser les hommes à oublier Dieu afin de pouvoir les asservir. C’est ainsi qu’il a cherché à caricaturer le caractère de Dieu pour amener les hommes à avoir de lui une fausse conception. Le Créateur a été dépeint avec les attributs du prince du mal, il a été montré arbitraire, dur, implacable, afin qu’il soit redouté, fui et haï par les hommes.Satan espère troubler ceux qu’il a séduits au point qu’ils en arrivent à rejeter complètement Dieu. Puis il se propose d’oblitérer en eux l’image divine et d’y imprimer la sienne propre ; de les imprégner de son esprit et de les rendre captifs de sa volonté.

C’est en faussant le caractère de Dieu, en faisant naître le doute dans le cœur d’Ève que Satan la poussa à désobéir. Par le péché, l’esprit de nos premiers parents fut obscurci, leur nature dégradée, leur conception de la divinité façonnée par leur étroitesse et leur orgueil. À mesure que les hommes s’enhardirent dans le péché, la connaissance et l’amour de Dieu s’effacèrent de leur cœur. {TE2 391,2}

  Le Seigneur a permis que la destruction de Koré, Dathan et Abiram soit anticipée, car souvenons-nous de ce que nous dit l’Inspiration :

Le cas de Koré, Dathan, et Abiram est pour nous un avertissement, afin de ne pas suivre leur exemple.« Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur. » {3T 353}

 

Un feu sortit d’auprès de l’Éternel

  Cela a laissé le temps aux autres de comprendre qu’ils étaient en grand danger et qu’ils devaient fuir le destructeur pour se réfugier auprès de leur Sauveur. Malheureusement, ils ne se sont pas repentis et furent complètement abandonnés à Satan.

Nombres 16:35 : Un feu sortit d’auprès de l’Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum.

Ce n’était pas tout. Un feu sortit de la nuée et consuma les deux cent cinquante princes qui avaient offert le parfum. Ils n’avaient pas été punis avec les organisateurs de la conspiration dont ils purent constater le sort, et ils auraient eu l’occasion de se repentir. Mais dans leurs sympathies pour les rebelles persistants, ils furent frappés à leur tour. {PP 379.4}

  Beaucoup vont s’écrier : « mais il est dit, un feu sortit d’auprès de l’Éternel ! » et choisiront de refuser l’invitation à comparer tous les différents versets qui montrent que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement.

  Jésus a dit à ses disciples que le feu envoyé du ciel en réponse à Élie ne venait pas de l’esprit dont il était animé. L’histoire de Job nous rapporte que le « feu de Dieu » a consumé les brebis et les serviteurs.

Job 1:16 : Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.

  Nous savons que c’est Satan qui a fait descendre ce feu du ciel pour les consumer. Si ce texte se réfère au feu physique, c’est ainsi qu’il est venu. Ce feu peut aussi être la conviction de l’Esprit de Dieu qui a frappé ces hommes de terreur et qui s’est révélé comme un éclair. Ce sujet est abordé dans le livret Smiting Angels [Anges de destruction]. L’Esprit leur montrait leur péché et les incitait à se repentir, pourtant ils n’ont pas cru que Dieu est miséricordieux et leur péché les a consumés. Ce principe du feu du ciel est mentionné dans de nombreux passages.

Ésaïe 30:27-28 : Voici, le nom de l'Éternel vient de loin ; sa colère est ardente, c’est un violent incendie ; ses lèvres sont pleines de fureur, et sa langue est comme un feu dévorant ; (28) son souffle est comme un torrent débordéqui atteint jusqu’au cou, pour cribler les nations avec le crible de la destruction, et comme un mors trompeur entre les mâchoires des peuples. […] Et l’Éternel fera retentir sa voix majestueuse, il montrera son bras prêt à frapper, dans l’ardeur de sa colère, au milieu de la flamme d’un feu dévorant, de l’inondation, de la tempête et des pierres de grêle.

Nous voyons le feu et la grêle à la crucifixion de Christ. Le psaume 18 décrit la mort de Jésus.

Psaumes 18:5–7, 9, 13 : Les liens de la mort m’avaient environné, et les torrents de la destruction m’avaient épouvanté ; (6) les liens du sépulcre m’avaient entouré, les filets de la mort m’avaient surpris. (7) Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, j’ai crié à mon Dieu ; de son palais, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles. […] (9) Il s’élevait de la fumée dans ses narines, et un feu dévorant sortait de sa bouche : il en jaillissait des charbons embrasés. […] (13) De la splendeur qui le précédait s’échappaient les nuées, lançant de la grêle et des charbons de feu.

Deutéronome 33:2 : Il dit : L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé sur eux de Séir, il a resplendi de la montagne de Paran, et il est sorti du milieu des saintes myriades : il leur a de sa droite envoyé le feu de la loi.

Jérémie 5:14 : C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel, le Dieu des armées : Parce que vous avez dit cela, voici, je veux que ma parole dans ta bouche soit du feu,et ce peuple du bois, et que ce feu les consume.

Cantique des Cantiques 8:6 : Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ;ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel.

  Encore une fois, nous pouvons clairement voir ce processus quand nous considérons les jugements de Dieu à la lumière de la croix. À ce moment, les souffrances physiques de Jésus étaient provoquées par Satan, tandis que ses souffrances spirituelles découlaient de la culpabilité qu’il ressentait à cause de la condamnation de la loi. Les seuls feu et grêle qui existaient au temps de la croix étaient le feu de la loi divine pour convaincre le porteur des péchés. Pourtant, Satan essaie de dissimuler les souffrances spirituelles de Jésus en mettant en avant les tortures physiques de la croix. Satan a-t-il cherché à dissimuler la conviction spirituelle des 250 princes par le feu physique, ou sont-ils simplement morts suite à la conviction de leurs péchés et leur culpabilité face à la loi de Dieu ?

  Alors le feu de Dieu est descendu sur les 250 princes et les a convaincus de péché par la Parole de Dieu. Le livre apocryphe de la Sagesse nous dit :

Sagesse 18:15-20 : Alors ta Parole souveraine, quittant les cieux et le trône royal, bondit comme un guerrier impitoyable au milieu du pays maudit, avec, pour épée tranchante, ton décret irrévocable. Se redressant, elle sema partout la mort ; elle touchait au ciel et foulait la terre. Aussitôt, les visions de songes terribles les bouleversèrent et des frayeurs inattendues les assaillirent. Chacun était projeté ici ou là, à demi-mort en révélant la raison de sa mort, car les rêves qui les avaient affolés l’indiquaient d’avance, afin qu’ils ne périssent pas en ignorant pourquoi ils subissaient cette peine. Certes l’expérience de la mort atteignit aussi les justes et une multitude fut massacrée au désert, mais la colère ne dura pas longtemps.

  Lorsque ces 250 princes ont refusé de se repentir, Dieu a retiré ses anges qui assuraient leur protection et Satan a dissimulé un conflit spirituel par un feu physique qui les a consumés, à moins que ce ne soit simplement le résultat de la conviction spirituelle du péché. On pourrait naturellement s’attendre à ce que le feu qui a consumé les princes les réduise en cendres, mais nous voyons dans l’histoire de Nadhab et Abihu qu’il n’a même pas brûlé leur tunique.

Lévitique 10:2–5 : Alors le feu sortit de devant l’Éternel, et les consuma : ils moururent devant l’Éternel. (3) Moïse dit à Aaron : C’est ce que l’Éternel a déclaré, lorsqu’il a dit : Je serai sanctifié par ceux qui s’approchent de moi, et je serai glorifié en présence de tout le peuple. Aaron garda le silence. (4) Et Moïse appela Mischaël et Eltsaphan, fils d’Uziel, oncle d’Aaron, et il leur dit : Approchez-vous, emportez vos frères loin du sanctuaire, hors du camp. (5) Ils s’approchèrent, et ils les emportèrent dans leurs tuniqueshors du camp, comme Moïse l’avait dit.

  Lorsque l’Esprit de Dieu se manifeste, n’est-ce pas comme une immense lumière, que nous retrouvons sur le visage de Jésus ou à son retour ?

Apocalypse 1:16 : Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force.

2 Thessaloniciens 2:8 : Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement.

  Était-ce cette lumière qui sortit des nuages pour consumer les princes ? Quoi que ce fût, nous savons de la vie terrestre de Jésus qu’il n’a jamais tué personne par le feu. Pourtant, nous savons aussi que sa Parole est comme une épée flamboyante.

Les pièces de monnaie roulent bruyamment sur les pavés de marbre. Nul ne songe à mettre en doute son autorité. Personne n’ose s’arrêter pour ramasser le gain mal acquis. Jésus ne frappe pas de son fouet, mais ce simple instrument paraît être entre ses mains une épée flamboyante. Les officiers du temple, les prêtres affairés, les courtiers et les marchands de bétail, avec leurs brebis et leurs bœufs, se précipitent au-dehors, uniquement préoccupés d’échapper à la condamnation de sa présence. {JC 142.1}

  Au vu des preuves que nous avons devant nous, inutile de malmener le caractère de Dieu, en lui prêtant les attributs de Satan et en affirmant que c’est lui qui a envoyé le feu pour brûler ces hommes. La Bible est écrite de telle manière qu’elle nous laisse juger Dieu et évaluer son caractère. Croyez-vous qu’il est normal pour un parent de brûler vif son enfant obstiné et de le torturer physiquement pour le faire mourir ? Vous ne feriez pas une chose pareille ? Alors, qu’est-ce qui vous fait penser que c’est la manière d’agir de notre Père céleste ? Sommes-nous plus compatissants que lui ? Absolument pas ! Toutes les compassions dont nous faisons preuve viennent de lui.

 

Chercher à sauver le peuple d’Israël

Après la mort des chefs de la révolte, l’Esprit de Christ cherchait encore à sauver le reste du peuple.

Une intervention venue d’en haut avait arrêté l’insurrection. À cette heure encore, le peuple, répondant aux appels de la miséricorde, pouvait être sauvé. Dans sa grande compassion, le Fils de Dieu, l’Ange qui marchait devant eux, frappait patiemment à la porte de leurs cœurs et s’efforçait de les préserver de la destruction. […] Tout en fuyant devant le gouffre béant ouvert devant Koré, les Israélites avaient conservé dans leurs cœurs l’effet de ses flatteries et persistaient à espérer qu’un nouvel ordre de choses allait s’établir. […] Ce soir-là, Israël avait regagné ses tentes, terrifié, mais non repentant. PP 380

  Moïse n’a pas ressenti la culpabilité du péché et n’a pas pris la fuite sur l’ordre de l’Éternel pour laisser tout le peuple périr, tandis que, la veille, les Hébreux s’étaient enfuis loin des tentes de Koré, Dathan et Abiram. Il resta, car il ne pouvait pas se résoudre à abandonner toute la multitude à la destruction même s’il savait qu’ilsméritaient la vengeance de Dieu pour leur continuelle rébellion.Il tomba à genoux devant Dieu et, comme les Israélites ne sentaient pas qu’il était nécessaire de s’humilier ou d’intercéder en leur faveur, il plaida leur cause à leur place.

Ici, Moïse est un type de Christ. À cette heure critique, il fait preuve de l’attention du bon Berger pour le troupeau confié à sa garde. Il plaide pour que la colère d’un Dieu offensé ne détruise pas le peuple qu’il s’est choisi. Par son intercession, il retient le bras vengeur pour que la désobéissance d’Israël ne scelle pas sa complète destruction. Il indique la marche à suivre à Aaron lors de cette terrible crise quand la colère de Dieu a éclaté et que la plaie a commencé. {3T 357, 358}

Petit rappel : comment l’Inspiration définit-elle la vengeance de Dieu ?

Ceux qui maltraitent leurs semblables en disant : « comment Dieu pourrait-il savoir ? »devront un jour répondre à une vengeance longtemps différée. Aujourd’hui, il est habituel de mépriser Dieu. L’humanité a atteint un tel point d’insolence et de désobéissance qu’on peut voir que sa coupe d’iniquité est presque comble. Nombreux sont ceux qui ont dépassé depuis longtemps les bornes de la miséricorde. Dieu montrera bientôt qu’il est un Dieu vivant. Il dira à ses anges : « Ne combattez plus Satan dans ses efforts de destruction. Laissez-le exercer sa malice sur les enfants de la désobéissance, car leur coupe d’iniquité est comble. Ils se sont avancés toujours davantage dans le mal. Je ne vais plus m’interposer pour empêcher le destructeur d’arriver à ses fins. » {RH, 17 sept. 1901}

  Moïse et Aaron plaidèrent pour la vie du peuple. C’était l’Esprit du Christ à l’œuvre dans ces hommes qui les poussa à une telle action. Le royaume de notre Père n’est pas divisé contre lui-même. Il est impossible que d’un côté Christ plaide contre la destruction des Israélites tandis que de l’autre, il se tient avec l’épée levée prêt pour détruire les méchants. Ces deux idées ne sont pas cohérentes et ne peuvent pas s’harmoniser avec la personne de Christ. Une maison divisée contre elle-même ne peut pas subsister. Notre Père ne cherche pas à sauver et à détruire en même temps. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ?

  Notre Père ne veut pas qu’aucun périsse, pourtant, il laisse quelquefois les ténèbres dissimuler son visage après de nombreux avertissements et appels à la repentance. Dans le cœur des Israélites, la rébellion a continué à gronder.

Nombres 16:41-49 : Dès le lendemain, toute l'assemblée des enfants d'Israël murmura contre Moïse et Aaron, en disant : Vous avez fait mourir le peuple de l'Éternel. (42) Comme l’assemblée se formait contre Moïse et Aaron, et comme ils tournaient les regards vers la tente d’assignation, voici, la nuée la couvrit, et la gloire de l’Éternel apparut. (43) Moïse et Aaron arrivèrent devant la tente d’assignation. (44) Et l’Éternel parla à Moïse, et dit : (45) Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. Ils tombèrent sur leur visage ; (46) et Moïse dit à Aaron : Prends le brasier, mets-y du feu de dessus l’autel, poses-y du parfum, va promptement vers l’assemblée, et fais pour eux l’expiation ; car la colère de l’Éternel a éclaté, la plaie a commencé. (47) Aaron prit le brasier, comme Moïse avait dit, et courut au milieu de l’assemblée ; et voici, la plaie avait commencé parmi le peuple. Il offrit le parfum, et il fit l’expiation pour le peuple. (48) Il se plaça entre les morts et les vivants, et la plaie fut arrêtée. (49) Il y eut quatorze mille sept cents personnes qui moururent de cette plaie, outre ceux qui étaient morts à cause de Koré.

 

Attribuer à Satan l’œuvre de Moïse

  Au lieu de se repentir, les enfants d’Israël, animés par l’esprit de Koré, accusèrent Moïse et Aaron d’avoir tué le peuple de l’Éternel. Examinons ce passage très intéressant tiré de l’Esprit de prophétie

Seulement, Koré et ses affiliés rejetèrent la lumière jusqu’au point où les manifestations les plus aveuglantes de la part de Dieu ne purent plus les convaincre et ils les attribuèrent alors à l’influence humaine ou à la puissance satanique. Le lendemain de la disparition de Koré et de ses partisans, le peuple fit la même chose, lorsqu’il se mit à dire : « Vous avez fait mourir le peuple de l’Éternel. » En face d’une preuve incontestable du déplaisir de Dieu, à savoir la destruction des hommes qui les avaient séduits, ils osèrent déclarer que c’était par le pouvoir de Satan que Moïse avait fait mourir ces hommes justes et intègres. C’est ce qui scella leur destinée. Ils avaient commis le péché contre le Saint-Esprit, péché par lequel le cœur de l’homme s’endurcit définitivement contre l’influence de la grâce divine. {PP 383.2}

  Cette citation est un excellent test pour faire la différence entre ceux qui écoutent la Parole et ceux qui la mettent en pratique. Notre étude montre clairement qu’il a été permis à Satan d’engloutir Koré, Dathan et Abiram. Pour les 250 princes, on ne peut pas savoir s’ils sont morts suite à la conviction de leur péché et à leur refus de se repentir ou une combinaison des deux et du feu physique envoyé par Satan, ce qui se rapproche de ce que Christ a connu à la croix. Koré et ses compagnons avaient dit au peuple que Moïse était conduit dans son ministère par la puissance de Satan. Cela signifie qu’ils croyaient que Moïse invoquait une puissance satanique pour faire ce qu’il faisait. La lumière sur son visage, la remise des Dix commandements, tout cela était attribué à la puissance de Satan.

  Lorsque l’Éternel a retiré sa protection à Koré et ses compagnons, Moïse n’avait rien à voir avec ce qui est arrivé. Il n’a pas invoqué la puissance satanique. Satan s’est servi de Moïse avec les phrases qui commencent par si,mais Moïse n’a pas invoqué Satan pour tuer ces hommes. Il n’en savait même rien. Dieu a attiré le jugement sur ces hommes conformément à la manière dont il rend ses jugements :

Il m’a été montré que les jugements de Dieu ne tomberaient pas sur les hommes directement envoyés par le Seigneur, mais de la manière suivante :Ils se placent en dehors de sa protection. Il avertit, corrige, réprouve et montre l’unique chemin du salut. Puis, si ceux qui ont été l’objet de son attention particulière suivent leur propre voie, indépendamment de l’Esprit de Dieu, après des avertissements répétés, s’ils persistent dans leur propre chemin, alors il n’envoie plus ses anges pour empêcher Satan de mener ses attaques contre eux. {EDJ 183.6}

Il est crucial de lire le passage avec la plus grande attention. Qu’avait dit Koré au peuple ?

… ils les attribuèrent alors à l’influence humaine ou à la puissance satanique. {PP 383}

Le dictionnaire Le Robert donne la définition suivante pour « puissance ». Notez bien les parties en gras.

Situation, état d’une personne, d’un groupe qui a une grande action ; domination qui en résulte.

  Koré suggérait que Moïse livrait Israël à la domination de Satan. En attribuant l’œuvre de Moïse à Satan, Koré et ses compagnons ont commis le péché impardonnable.

  Lorsque Satan a détruit ces hommes, il ne travaillait ni pour le compte de Moïse, ni pour Dieu. Il faisait simplement ce qui est conforme à son caractère, tout comme les actions de Dieu sont en harmonie avec le sien. Ces hommes avaient résisté à l’Esprit de Dieu qui s’était alors retiré. Cela a permis à Satan d’intervenir et il a dissimulé le caractère de Dieu par ses propres attributs en détruisant Koré et les rebelles. Examinons à nouveau cette partie de la citation :

En face d’une preuve incontestable du déplaisir de Dieu, à savoir la destruction des hommes qui les avaient séduits, ils osèrent déclarer que c’était par le pouvoir de Satan que Moïse avait fait mourir ces hommes justes et intègres. {PP 383}

  Lorsque les enfants d’Israël cherchèrent à prouver que Moïse faisait ces choses par la puissance de Satan, ils essayaient de prouver que ce n’était pas un jugement divin. Cependant, nous savons que c’était bien le cas, selon la méthode dont Dieu agit, comme l’Inspiration nous l’a révélé. Le Seigneur cache sa face après des avertissements répétés. C’est ainsi qu’il rend ses jugements. Ensuite, Israël a accusé Moïse d’avoir tué ces gens par l’intermédiaire de Satan et contre la volonté de Dieu, ce qui était totalement faux. Moïse n’avait rien à voir dans leur destruction. Même s’il est possible d’extraire ce passage pour prouver que c’est Dieu qui a tué ces gens, et non Satan :

En face d’une preuve incontestable du déplaisir de Dieu, à savoir la destruction des hommes qui les avaient séduits, ils osèrent déclarer que c’était par le pouvoir de Satan… {PP 383}

  Le contexte et toutes les preuves que nous tirons sur le caractère de Dieu à la lumière du ministère terrestre de Christ nous montrent comment cela est arrivé. Ces hommes ont été détruits par le destructeur après leur refus de se repentir. L’Éternel a étendu sa main comme il l’a fait en Égypte ou avec Job quand il a retiré sa protection. « Que chacun ait en son esprit une pleineconviction. » Moi et ma maison, nous servirons un Dieu aimant et miséricordieux riche en bonté et en vérité qui ne détruit pas le coupable arbitrairement, mais qui rend à chacun selon ses œuvres.

  

Entre les mains de l’ennemi

Malheureusement, le peuple d’Israël a refusé d’écouter et beaucoup ont également commis le péché impardonnable.

Ils avaient commis le péché contre le Saint-Esprit, péché par lequel le cœur de l’homme s’endurcit définitivement contre l’influence de la grâce divine. « Si quelqu’un parle contre le Fils de l’homme, dira Jésus, il lui sera pardonné ; mais si quelqu’un parle contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce monde ni dans le monde à venir. » (Mat. 12:32) Quand Jésus prononça cette parole, les Juifs venaient d’attribuer au pouvoir de Béelzébul des actes de miséricorde accomplis par la puissance divine. Or, comme c’est par le moyen du Saint-Esprit que Dieu entre en rapport avec l’homme, ceux qui, de propos délibéré, assignent à cette puissance un caractère satanique coupent la seule voie de communication existant entre le ciel et l’âme humaine. {PP 383.3}

Lisez attentivement le paragraphe qui suit dans Patriarches et prophètes :

C’est par l’intermédiaire du Saint-Esprit que Dieu censure le pécheur et le convainc de péché. Il s’ensuit qu’en rejetant formellement l’œuvre de l’Esprit, un homme enlève au Seigneur toute possibilité d’agir en sa faveur. La dernière ressource de la miséricorde divine a été épuisée. Le pécheur s’est séparé de Dieu qui ne possède aucune force en réserve capable de le convaincre et de le convertir. Son péché reste sans remède. « Laisse-le ! »(Os. 4:17) tel est l’ordre de Dieu. « Il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais seulement la terrible attente du jugement, et le feu ardent qui doit dévorer les rebelles. » (He 10:26, 27) {PP 383.4}

  Notre Père a fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver les rebelles, mais ils ne l’ont pas accepté. Finalement, le Seigneur a dit : « Laisse-les » C’est exactement le processus que nous avons expliqué.

Dieu continue à juger les nations. Pas un moineau ne tombe à terre sans qu’il le sache. Ceux qui maltraitent leurs semblables en disant : « comment Dieu pourrait-il savoir ? » devront un jour répondre à une vengeance longtemps différée. Aujourd’hui, il est habituel de mépriser Dieu. L’humanité a atteint un tel point d’insolence et de désobéissance qu’on peut voir que sa coupe d’iniquité est presque comble. Nombreux sont ceux qui ont dépassé depuis longtemps les bornes de la miséricorde. Dieu montrera bientôt qu’il est un Dieu vivant. Il dira à ses anges : « Ne combattez plus Satan dans ses efforts de destruction. Laissez-le exercer sa malice sur les enfants de la désobéissance, car leur coupe d’iniquité est comble. Ils se sont avancés toujours davantage dans le mal. Je ne vais plus m’interposer pour empêcher le destructeur d’arriver à ses fins. » {RH, 17 sept. 1901}

La citation ci-dessus nous donne le contexte pour la suivante qui nous parle de la vengeance de Dieu.

Bien que la vengeance lui répugne, Dieu n’enverra pas moins ses jugements contre les transgresseurs de sa loi. Il le fait pour préserver les habitants de la terre d’une dépravation et d’une destruction générales. Pour en sauver quelques-uns, il retranche ceux qui s’endurcissent dans le péché. {Patriarchs and Prophets 628}

Une plaie a commencé à se répandre dans le camp. Les Écritures nous disent exactement ce qui s’est passé :

Lévitique 26:25 : Je ferai venir contre vous l’épée, qui vengera mon alliance ; quand vous vous rassemblerez dans vos villes, j’enverrai la peste au milieu de vous, et vous serez livrés aux mains de l’ennemi.

  Lorsque les Israélites ont méprisé et rejeté l’alliance, l’Éternel a permis qu’ils soient confrontés à la guerre et à la peste. La dernière partie de ce verset laisse entendre qu’il les abandonne entre les mains de l’ennemi.

Sa puissance se manifeste en tous lieux et sous mille formes. Il détruit les moissons dorées et fait apparaître la famine. Il empoisonne l’atmosphère, et des milliers de personnes sont victimes d’épidémies{TS 639}

  Une brèche avait été ouverte dans la muraille protectrice d’Israël et Satan a été autorisé à répandre une plaie dans le camp. Remarquez la réponse de Moïse et d’Aaron :

Nombres 16:45-48 : Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. Ils tombèrent sur leur visage ; (46) et Moïse dit à Aaron : Prends le brasier, mets-y du feu de dessus l’autel, poses-y du parfum, va promptement vers l’assemblée, et fais pour eux l’expiation ; car la colère de l’Éternel a éclaté, la plaie a commencé. (47) Aaron prit le brasier, comme Moïse avait dit, et courut au milieu de l’assemblée ; et voici, la plaie avait commencé parmi le peuple. Il offrit le parfum, et il fit l’expiation pour le peuple. (48) Il se plaça entre les morts et les vivants, et la plaie fut arrêtée.

  Comme nous l’avons déjà fait remarquer précédemment, l’Éternel parle à Moïse selon le langage de l’Ancienne Alliance. Il prononce la sentence selon laquelle le peuple mérite la mort. Il n’exécute pas la sentence lui-même, mais encourage Moïse et Aaron à demander grâce pour Israël selon l’Esprit de Christ. À nouveau, le livre de laSagessenous donne un aperçu de l’œuvre d’Aaron face au destructeur.

Sagesse 18:21-25 : En effet un homme irréprochable se hâta pour les protéger : muni des armes propres à son ministère, la prière et l’encens qui apaise.Il affronta la fureur et mit fin à la calamité,montrant qu’il était bien ton serviteur. (22) Il triompha du courroux, non par la force physique ou l’efficacité des armes, mais c’est par la parole qu’il maîtrisa l’exécuteur du châtiment, en rappelant les serments et les alliances patriarcales.(23) Alors que déjà les cadavres s’entassaient, il s’interposa, brisa l’assaut et lui barra le chemin qui menait aux vivants. (24) Sur la longue robe de l’éphod était figuré l’univers entier, les noms glorieux des pères étaient gravés sur les quatre rangées de pierres et ta majesté sur le diadème de sa tête. (25) À cette vue, l’Exterminateur recula et fut même saisi de peur.Ainsi la simple expérience de la colère avait suffi.

  Aaron remporta la victoire sur l’Exterminateur en se réclamant des promesses de Dieu selon le langage de la Nouvelle Alliance ou Alliance Éternelle. Cela effraya le Destructeur et le força à reculer.

Satan accusera et demandera le droit de détruire, mais Dieu ouvre la porte du refuge. Dieu justifie celui qui passe par cette porte. {LVH 369.5}

  Malheureusement, 14 700 refusèrent d’entrer dans ce refuge et perdirent la vie par la main du Destructeur. La rébellion de Koré et ses compagnons nous ouvre une fenêtre pour mieux comprendre le conflit qui a commencé au ciel et les ruses de Satan, si habiles et subtiles pour tromper et détruire tout ce qui se met en travers de ses convoitises.

  Mon désir sincère est que vous puissiez percevoir, à travers cette histoire, la miséricorde et l’amour que Dieu a dans son cœur. Il ne veut pas qu’aucun périsse et il est affecté lorsque l’égoïsme pousse certains à choisir Satan pour leur maître, et sont finalement détruits par ce dernier. Il est impossible de courir se réfugier dans les bras du Sauveur lorsqu’on croit qu’il a le bras levé, prêt à frapper ceux qui ne répondent pas à son appel. Ceux qui ont la foi et cherchent le Père de tout leur cœur découvriront qu’il est vraiment amour. Cela nous prouve que son royaume ne repose pas sur des principes de force, mais au contraire, sur l’amour, la liberté et la joie.

 

Autres livrets sur le même thème :

Le ministère de la mort (Etoile du Matin 2018, Volume 1)

L’œuvre étrange de Dieu (maranathamedia.fr)

 

« Car l’Éternel se lèvera comme à la montagne de Peratsim, Il s’irritera comme dans la vallée de Gabaon, pour faire son œuvre, son œuvre étrange, pour exécuter son travail, son travail inouï. » Esaïe 28:21 Quel est cet acte étrange que Dieu accomplit ? Beaucoup disent qu’il s’agit d’un acte inhabituel de Dieu, purifiant l’univers du péché. Arrive-t-il que Dieu ne soit pas dans Son caractère ? Comment concilier tout cela avec le témoignage révélé en Jésus-Christ ?

 

Qui a englouti Koré, Dathan et Abiram dans le séjour des morts ?

Nombres 16:31-33 : Comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit.  (32) La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens. (33) Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l’assemblée.

Comment comprendre ce commentaire ?

Koré et ses affiliés rejetèrent la lumière jusqu’au point où les manifestations les plus aveuglantes de la part de Dieu ne purent plus les convaincre et ils les attribuèrent alors à l’influence humaine ou à la puissance satanique. Le lendemain de la disparition de Koré et de ses partisans, le peuple fit la même chose, lorsqu’il se mit à dire : « Vous avez fait mourir le peuple de l’Éternel. » En face d’une preuve incontestable du déplaisir de Dieu, à savoir la destruction des hommes qui les avaient séduits, ils osèrent déclarer que c’était par le pouvoir de Satan que Moïse avait fait mourir ces hommes justes et intègres. C’est ce qui scella leur destinée. Ils avaient commis le péché contre le Saint-Esprit, péché par lequel le cœur de l’homme s’endurcit définitivement contre l’influence de la grâce divine. {PP 383}

Et comment comprendre ce passage ?

Le cas de Koré, Dathan, et Abiram est pour nous un avertissement, afin de ne pas suivre leur exemple. « Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur. » {3T 353}

  Comment concilier ces passages et le caractère de Dieu qui nous a été révélé en Jésus-Christ ? Si nous recherchons Dieu de tout notre cœur, nous le trouverons. Puissions-nous mettre la Parole en pratique et ne pas nous borner à l’écouter en nous trompant nous-mêmes.